La question mérite d’être posée. On remarque que le processus d’élimination de connexions neuronales, débuté pendant l’adolescence (voir la fiche "Le Sommeil de l'Adolescent") se poursuit inexorablement. Ceci peut être un frein à la créativité, car les "passerelles de l’imagination" sont moins nombreuses au fur et à mesure du temps. Cependant nous y gagnons en efficacité, car les chemins habituels de pensée sont sans cesse renforcés.
Le cortex cérébral, lieu de la raison et de la mémoire, en bénéficie en particulier de ce phénomène. Ainsi nous pouvons trouver là une explication au fait que le temps nous rend peut-être moins créatifs, mais toujours plus sages et avisés. (Même s'il est fort probable que la biologie n’explique pas tout !) ;-)
Un sommeil plus fragile que dans notre jeunesse ? Nous l’avons tous constaté : réveiller un enfant ou un adolescent tient parfois de la performance : qui ne s'est jamais étonné de constater un maintien de sommeil sans faille chez un adorable bambin dans un contexte très bruyant (train, musique, etc.) ?

Tout cela est bien moins évident quand on est adulte. Parmi les différentes hypothèses, nous pouvons en retenir 2 : Tout d'abord, la « mise en berne » de nos sens est moins efficace. Nous sommes donc plus sensibles aux stimuli sonores et visuels externes. Par ailleurs, nous faisons moins de sommeil lent profond, et plus de sommeil lent léger. Comme son nom l'indique, pendant cette période, nous sommes moins profondément endormis, et plus facilements susceptibles d'être réveillés.
Ainsi, les patients qui souffrent de troubles respiratoires nocturnes (l'apnée du sommeil) sont plus à même de se réveiller pendant ces périodes de sommeil léger, et de casser l'architecture de leur nuit. A noter : pour bien dormir, privilégiez un environnement parfaitement silencieux, et sans aucune lumière. Dans l'obscurité, la moindre diode peut avoir des conséquences tout à fait néfastes...
Des éveils nocturnes plus fréquents
Nous sommes donc plus prompts à nous éveiller. Ajoutons à cela des facteurs de stress environnementaux (villes bruyantes la nuit, perte de l’obscurité totale) ou sociaux (travail, vie de famille, vie sentimentale,...), et voilà qu’apparaît le spectre de l’insomnie. L’insomnie est définie comme une incapacité à faire des nuits complètes sur une période durable. En deçà de 3 mois, le trouble est considéré comme passager et bénin. A partir de 3 mois, on parle d'une maladie chronique qui, si elle n'est pas traitée, peut avoir des répercussions graves. Si vous pensez être concerné(e), n’hésitez-pas à consulter un spécialiste du sommeil ! Des solutions efficaces existent aujourd'hui ! (Voyez notre rubrique "Wikirenight Insomnie", et "Bien Choisir Insomnie") |