Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?



Ce sont des arrêts respiratoires qui surviennent lorsque l’on dort. Ils sont responsables d’une mauvaise qualité de sommeil. Ils peuvent avoir de graves conséquences cardiovasculaires.



fatigue renight storeQuels sont les symptômes possibles ?

 

  • Le ronflement

  • Une envie d’uriner la nuit

  • Des pauses respiratoires nocturnes constatées par l’entourage

  • Des maux de tête, et une fatigue au réveil

  • Une fatigue générale anormale

  • Une somnolence, et des endormissements dans la journée



Bon à savoir : Une hypertension artérielle résistante, des troubles du rythme cardiaque, une insuffisance cardiaque peuvent être des signes d’appel d’un syndrome d’apnée du sommeil. On mesure l’importance de la somnolence diurne par le test d’Epworth, une échelle simple et reconnue. Si votre score atteint 10, n’hésitez-pas à en parler à votre médecin.



 Quels sont les facteurs favorisants du SAS ?



Le surpoids est le principal facteur. L’âge favorise également sa survenue.
Parmi les autres facteurs pré-disposants, on note :

  • Le tabac (qui irrite les voies aériennes, et les font « gonfler »)

  • L’alcool, qui est un relaxant musculaire

  • Certains traitements, anxiolytiques ou relaxants musculaires, les somnifères

  • Des troubles de la thyroïde,…





 

À quoi est dû le SAS ?                                                                                                                                                                            



L’apnée du sommeil est le plus souvent la conséquence d’un collapsus pharyngé, c’est à dire une fermeture des voies aériennes du cou, secondaire à un relâchement excessif de ses muscles.

 

On parle d’apnée quand l’arrêt respiratoire est complet, et d’au moins 10 secondes.

L’apnée est obstructive lorsqu’elle est due à la fermeture des voies aériennes ; elle est centrale lorsque les commandes du cerveau sont à l’origine de l’arrêt respiratoire.

On parle d’hypopnées quand il s’agit d’une altération partielle de la ventilation, dans 2 cas précis :

–  Lorsque le débit aérien est diminué d’au moins 50 %

– Et lorsqu’il est diminué de 30 % seulement, mais associé à une diminution de la saturation (taux d’oxygène dans le sang).

 

« L’apnée du sommeil, pourquoi ça fatigue ? »

Notre corps et notre cerveau récupèrent surtout lors de la phase réparatrice de sommeil profond.

Quand l’apnée survient, la baisse du taux d’oxygène dans le sang alerte le cerveau, qui revient en sommeil léger, moins réparateur.

C’est ce qu’on appelle un micro-éveil.

Le cerveau restaure le tonus musculaire du cou, ce qui lève l’apnée. Mais en contrepartie, il se « repose » moins.

Si cela se reproduit plus de 5 fois par heure, toute la nuit, le rythme du sommeil n’est plus respecté. Il devient de mauvaise qualité.

Cela entraîne fatigue et somnolence dans la journée.





Comment faire le diagnostic 

Votre médecin pourra vous proposer un examen  qui permettra de faire votre diagnostic :

 La Polygraphie Ventilatoire Nocturne.

 Réalisée à votre domicile ou à l’hôpital, elle  enregistre votre sommeil, et détermine la sévérité de votre apnée, sa nature (obstructive ou centrale), et ses conséquences sur votre taux d’oxygène dans le sang (la saturation).

Votre médecin vous parlera de votre IAH : c’est l’Index d’Apnées / Hypopnées.

Ce chiffre correspond au nombre d’évènements respiratoires (apnées et hypopnées) que vous faîtes, en dormant, à chaque heure de sommeil.

Voici une vidéo une vidéo de Doctissimo, qui montre le déroulement du diagnostic chez le médecin. 




Comment s’échelonnent les niveaux de sévérité ?

On parle de syndrome d’apnée du sommeil (SAS) léger lorsque l’on détecte un IAH à 5/h, jusqu’à 15/h pour certains opérateurs.

De 10 à 29/h, on évoque un SAS modéré à sévère, et un traitement adapté.

Si votre IAH est compris entre 15 et 30/h, on parle d’un SAS modéré à sévère.
Selon la présence de certaines maladies cardiaques, un traitement par ventilation peut aujourd’hui vous être proposé. De même si l’on détecte la présence de nombreux micro-éveils respiratoires par polysomnographie.

Sinon, votre médecin pourra vous orienter vers la pose d’une orthèse d’avancée mandibulaire. Il sera dans tous les cas le meilleur juge pour vous conseiller.

Au-delà de 30/h, on évoque un SAS sévère, qui se traite avec une ventilation nocturne. Votre médecin peut également faire ce choix s’il observe de nombreux signes de micro-éveils.

 

Au besoin, un examen plus complet pourra vous être proposé : une polysomnographie, qui enregistre d’autres paramètres comme l’électro-encéphalogramme. Elle est plus complexe, et doit être effectuée en centre hospitalier.

 

En savoir plus (se préparer à l’examen) »

 

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